vendredi 28 novembre 2008

Olive and co.

Ciao !

De nouvelles découvertes, et pour le moment celle qui fera l'objet de ce post, c'est la récolte et la fabrication de l'huile d'olive.

Cela commence par ce petit arbre, l'olivier.


La majeure partie des surfaces agricoles, à Anversa, est occupée par des oliveraies. Et en ce moment, les gens s'y affairent pour récolter ces petits fruits, verts et noirs, très mauvais à manger crus.
Nous avons demandés à Bianca et son mari, habitants et restaurateurs au village, de nous faire découvrir comment on pressait les olives, pour en faire cette fameuse huile. Ils nous ont tout d'abord emmenés à la "Frantoia" de Bugnara, qui est moderne et automatisée, pour y presser 600 kgs de fruits (ce qui est beaucoup pour une production familiale).


On pèse les olives, on les lave, on les broie et on les malaxe. Le malaxage est réalisé par réchauffement, cela produit une odeur fruitée (une sensation grasse dans l'air aussi) très agréable dans le local.



Opération de malaxage, visible à travers une grille

Voici la pate de fruit d'olive


Ensuite l'huile est extraite par centrifugation verticale.

Avant dernière "soupe"

Jus d'olive final : huile.


Et bien sur, nous sommes dans un pays de fetes et de religion, on en garde toujours un peu pour le Bon Dieu et ses potes :

Et celle là, on la boira au mois de mai.


Nous avons été invités le soir meme au restaurant La Fiacciola, pour déguster ce jus : c'è un' po pizzicante. oui ça ne ressemble pas encore très bien à de l'huile, il faut que ça repose, car c'est piquant, mais original.


Si vous voulez d'autres information sur l'extraction de l'huile d'olive :http://fr.wikipedia.org/wiki/Extraction_de_l%27huile_d%27olive.


Ristorante La Fiaccola, Anversa degli Abruzzi.

dimanche 16 novembre 2008

Qu'est ce qu'on y fait ?

Et maintenant, que fait-on là ?

En plus de se promener en prenant des photos, nous faisons un stage « Leonardo ». En d’autres termes : un programme subventionné par l’Europe qui aide les jeunes en insertion professionnelle, à partir dans un pays européen, dans leur contexte de formation, pour acquérir une expérience. Assez simple, non ?
Pour ce faire, nous avons été accueilli par la réserve des Gorges du Sagittaire. Chaque réserve est gérée par la structure communale du territoire sur lequel elle s’étend (ceci veut déjà dire beaucoup de chose). La municipalité d’Anversa est aidée du WWF pour la gestion et la conservation du patrimoine historique, naturel, littéraire (oui, c’est spécial), géologique.

Et nous allons nous aussi aider tout ce petit monde sur divers sujets d’étude comme : le suivi de la population de Crave à bec Rouge (oiseau noir au bec rouge assez rare, nichant dans les falaises, à ne pas confondre avec les corneilles), les rapports des collisions entre la faune et les véhicules circulant sur les trois grands axes routiers de la réserve, suivi des passereaux hivernants, recherche et quantification des dégâts causés par les ours et les sangliers sur les cultures…etc.

Pour le moment, nous avons déjà assisté à un reportage télé, sur l’analyse des eaux et sédiments, qui abritent des petits individus – copépodes entre autres-, car à chaque prélèvement dans le ruisseau du Sagittaire, on peut identifier de nouvelles espèces, ou relever des modifications de l’environnement.
Aussi, on a pu avoir un aperçu de comment étaient menés les travaux et « non-études » pour de gros chantiers d’infrastructures routières, en milieu montagnard protégé. Heuresement qu’il s’agissait d’une première réunion de présentation de projet !
Ce mercredi a été l’occasion de participer à une animation dans le cadre de la semaine du développement durable, avec l’école primaire d’Anversa. Le thème était le compostage, et ces jeunes italiens d’une dizaine d’années étaient déjà bien avancés sur le sujet : c’était assez surprenant d’entendre des mots comme « décomposition », « anaérobie », etc pour cet âge ! Ils ont eu ensuite la nature comme terrain d’apprentissage, mais en effet, ils en savaient déjà beaucoup de chose !
Enfin, de vendredi à samedi, nous devions participer au comptage des chamois, Rupicapra pyreneica ornata, qui est un chamois endémique de la péninsule italienne. Nous sommes donc allés grimper de 900 jusqu’à 1818m d’une traite sans boire ni s’arrêter (c’est fou ça !), pour passer la nuit dans un refuge, et repartir le lendemain (encore monter), pour arriver au sommet de la montagne (plus de 2100m) et pouvoir observer et compter ces bestioles.
Mais voilà, ce fameux lendemain, non seulement des ours, loups, des lièvres et des renards avaient fait caca autour de notre refuge (appelé Rifugio della Montagna Grande), mais aussi, le ciel avait décidé de se couvrir. Nous sommes allés tout de même, montant péniblement, mais courageusement (héhé !), les pieds dans la neige, jusqu’au sommet venteux, froid et humide (ohoh). Une fois là haut, comme on pouvait l’imaginer, on ne voyait RIEN (et il faisait froid aussi). Donc pas de Chamois, toute cette expédition…reportée à plus tard j’espère ! en tout on sait à qui est telle ou telle petite ou grosse merde...

Portez vous bien, à bientôt !!!!
Montagna Grande, Villalago, en bordure du parc National des Abruzzes.

Ou sommes nous ?



Cela fait maintenant une semaine que nous sommes arrives :

"Nous sommes arrivés de nuit à Anversa, après avoir emprunté les horribles routes nationales italiennes (vitesse max : 70, paysage : interminables rangées de buildings parallèles au trait de côte.

Le lendemain matin-lundi-, le soleil ne nous avait pas attendu, mais illuminait encore les collines (montagnes ?!) magnifiques de la réserve naturelle régionale des Gorges du Sagittaire. Oui, non seulement on est dans un superbe village à flanc de montagne (allez), logés dans une belle « cave à étage » rénovée, mais encore on se trouve dans un paysage bellissimo, molto bellissimo, avec des zanimaux, des plantes, etc…Des ours, des loups, des aigles royaux, des craves à bec rouges (vous verrez ce que c’est dans un prochain post spécial), font leur vie autour de nous…(tenez, allez voir sur You tube la video des ours bruns qui se sont invités au balcon des habitants du village voisin, en tapant Scanno + Orso)."




Castrovalva, partie haute du village d'Anversa.

En chemin

Après un périple de plusieurs jours pour découvrir la France (Tréflévenez-pays-de-la-joie /mer, Broceliande magic forest, Paris, Troyes city, Grenoble, l’Alpe d’Huez, Briançon ouaouh, c’est beau là bas...), nous franchissons la frontière italienne enneigée, au col de Sestrière.


Treflevenez (29) Foret de Broceliandes (35) Depuis la tour Eiffel (Paris !)

Maison de l'outil et de la pensee ouvriere, Troyes (10)
L'Alpe d'Huez (38)Depuis le Kangoo Hôtel, on a pu observer ça aussi :
Sur la Via Emiliana, qui court jusqu'à Rimimi, vue sur les collines et vignobles italiens.
Vue depuis les montagnes Brianconnaises (05), dont la citadelle est inscrite à l'Unesco

Col de Sestriere, frontiere italienne.